General / Musique

A (very) beautiful mind

“Si tu devais choisir un musicien pour composer la B.O de ta vie, ça serait qui ?” Question fatidique posée à un fan de cinéma. Mais pour moi, facile: James Horner. Sans hésiter.

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Il y a un an, jour pour jour, j’apprenais son décès. Accident d’avion. La nouvelle avait à peine traversée l’Atlantique, mentionnée vaguement dans les journaux télévisés du soir et, bien sûr, sur les réseaux sociaux. Quoi, c’est tout, me suis-je dit. Mais j’ai grandi avec ses musiques moi ! Casper, Le Petit Dinosaure, Balto, Jumanji, Chéri j’ai rétréci les gosses, Willow… Et quand plus tard, je suis devenue cinéphile, il y a eu les films plus “adultes” (même si j’ai horreur de l’expression), parmi lesquels des chefs-d’œuvre tels que Titanic, Un Homme d’exception, Cocoon, Braveheart, Stalingrad, Avatar, et j’en passe ! Ses musiques m’ont bercée, je dois pas être la seule quand même, si ?

La musique est une partie intégrante d’un film, un personnage à part entière. C’est elle qui nous porte et, sans le savoir, sans s’en rendre compte, on ressent son influence, en douceur. James Horner avait un style à lui et je peux dire sans présomption qu’il a marqué une génération. Même si, de nos visionnages, on se souvient principalement d’images, de situations et de répliques, la musique peut nous rappeler une sensation déjà éprouvée auparavant. “Tiens, ça me dit quelque chose ce petit air, je l’ai pas déjà entendu dans un autre film ?”

Bien souvent, je me fais avoir par ses compositions. L’émotion me monte au nez tellement facilement que ça en devient risible. Je pourrais faire partie de ceux et celles  qu’on évoque dans l’expression “Ça va faire pleurer dans les chaumières”. Mais voilà, j’y peux rien, ses musiques me bouleversent. Les explosions, les moments de quasi-silence… Les montées en puissance, les mélodies simples, mais belles, évoquant un instant la magie ou l’émerveillement. Les accents pour les moments tragiques et intenses, les notes rares et lentes pour mettre une scène en suspension et arrêter le temps. Dans une interview, il expliquait comment il travaillait: il essayait à chaque nouvelle bande originale de se mettre dans la peau d’un spectateur regardant le film pour la première fois, et ce qu’il pourrait bien ressentir. Je crois que c’est pour cela qu’il composa pour des films si différents, tout en respectant son propre style : une musique épique et péplum-esque dans Troy, fragile et délicate dans Casper, décalée et tourmentée dans Un Homme d’exception

Je voue une admiration toute particulière aux compositeurs et aux musiciens, capables d’entendre, de transcrire et, par la suite, de transmettre au plus grand nombre. Mais les compositeurs de musiques de films ont tout de même une contrainte supplémentaire : celle de “coller” à l’image, à l’histoire et à l’atmosphère du film. Ils se doivent d’être cohérent afin d’unir le réalisateur et son univers aux spectateurs qui verront le film. Et là encore, James Horner m’a eue à chaque fois. Quand je regarde sa filmographie, je vois un travail composé de nuances, et puis de nuances dans les nuances. Une partition qui se fond dans une autre, en constante évolution. Comme dans la vie.

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